Apporter des solutions concrètes pour permettre aux jeunes de s’installer agriculteurs (et ainsi lutter contre la désertification rurale au Sénégal)

1 – Grace au partenariat avec ALFANG

Plus qu’un partenariat JAPPOO et ALFANG travaillent en binôme sur les mêmes objectifs. Echanges permanents, proximité, professionnalisme, transparence et confiance mutuelle sont les clés d’une entente cordiale pour avancer efficacement dans la même direction. Notre partenariat est officialisé dans une convention signée par les deux parties qui tient compte des devoirs et engagements de chacun et de la répartition des financements.

JAPPOO adhère à ALFANG et participe aux prises de décision des projets et à la gestion du budget. ALFANG adhère à JAPPOO et prend part aux discussions et aux votes. (L’informatique et la téléphonie permettant le rapprochement nécessaire)

2 – Grace à notre philosophie

On sait en termes de développement agricole en Afrique ce qui ne fonctionne pas :

« Les donneurs de leçons »
Le copier/coller de la plupart de nos systèmes de production NE SONT PAS ADAPTABLES EN AFRIQUE. (Climat ; production, commercialisation) le contexte est différent. La répartition du foncier a sa propre organisation, distincte des références que nous connaissons. Il est donc contradictoire de vouloir adapter le modèle français tant en élevage qu’en agriculture ! le partage des savoirs et savoir-faire se fait par l’exemple et la pratique adapter au terrain

« Les dons seuls »
Distribuer de l’argent sans accompagnement au projet est la porte ouverte à des aberrations extrêmes pour couvrir des dépenses non mentionnées.
Ici comme ailleurs, l’encadrement et les vérifications de l’utilisation des primes distribuées en agriculture sont essentielles pour faire évoluer l’outil de travail.

« Les prêts financiers »
Faire s’endetter des paysans pour les aider à investir alors qu’ils n’ont pas de capacité de remboursement les fragilise encore plus ! Sans parler des taux d’intérêts exubérants que les banques proposent aujourd’hui aux ruraux sénégalais !

« Les projets trop ambitieux »
Ils peuvent entrainer facilement des détournements d’argent : devis surestimés, frais de fonctionnement disproportionnés, salaires exagérés. Et au final juste 20% du budget investi dans les projets pour l’amélioration du travail des paysans !

L’esprit JAPPOO/ALFANG
Aider ALFANG ce n’est NI donner des leçons NI donner de l’argent aux agriculteurs NI faire de prêts avec intérêts NI faire l’apogée de l’argent facile. C’est :

  • Écouter, partager, proposer de la formation adaptée aux besoins des jeunes.
  • Donner par l’exemple l’envie de réussir de son travail.
  • Aider les jeunes à l’achat de leur cheptel pour encourager leur installation (avec engagement de suivi sanitaire)
  • Échanger savoir et savoir-faire en ciblant sur les moyens de production adaptables comme par exemple agroécologie.
  • Apprendre à gérer une trésorerie qui couvre leurs besoins familiaux tout au long de l’année, en favorisant plusieurs ateliers de production générateurs de revenus.
  • Former les jeunes à l’éducation financière en leur ouvrant la possibilité d’accéder aux programmes de prêts proposés par l’état Sénégalais.
  • Faire barrière à toutes sortes de tentatives de corruption ! La notion d’association locale permet de contrôler les mouvements financiers abusifs.

3 – Grâce à un budget établi sur la demande des besoins et non sur l’offre des bailleurs

Le budget prévisionnel présenté ci-dessous est à titre indicatif et susceptible d’évoluer en fonction d’acceptation des dossiers de subventions demandées
Il est établi sur deux ans pour la mise en place du projet.

Les besoins en termes de budget sont classés en trois catégories :

  • Centre de Formation Agricole Solidaire : estimation à 30 000 €
  • La ferme pilote expérimentale avec une estimation 60 000 €
  • Le suivi des activités avec une estimation à 10 000 €

Il est important d’avoir une vue générale sur le budget prévisionnel car les étapes du projet sont imbriquées les unes aux autres, prendre une problématique de l’installation des jeunes et l’isoler pour la traiter ne changerait pas le problème global. Nous allons cependant procéder par étapes au fur et à mesure de l’avancement des activités et des disponibilités financières.

Les subventions sont demandées aux états sénégalais et Français en Co développement. Ce qui explique la création de deux associations distinctes JAPPOO en France et ALFANG au Sénégal

Nos partenaires présents et fidèles depuis le début du projet sont : en France : la fondation Agir sa vie, le Conseil Départemental 34 , La région Occitanie ; L’IRC et le réseau FAR, FERT, l’association AVEM CUMA Sénégal pour la mécanisation.

Au Sénégal : La commune de DIOSONG, les communes du bassin arachidier, le bureau de formation agricole du ministère de l’agriculture sénégalais, ONFP, FONJEP, ministère de la Jeunesse, Caritas.

Nous les remercions ainsi que l’État sénégalais qui ne cesse de nous encourager dans notre démarche.

4 – Grâce à La solidarité qui réunit un groupe d’individus militant pour une même cause

La solidarité nationale et internationale pour soutenir l’agriculture familiale est l’enjeu majeur pour ALFANG et JAPPOO.
Elle nous permet une autonomie de fonctionnement efficace par le travail pour mettre en place la rentabilité du projet.
Elle nous garantit la liberté d’action, en permettant le financement de nos projets, sans nous imposer des investissements inutiles pour le projet mais sécurisants pour les bailleurs, l’argent est investi dans les projets eux-mêmes, nos structures associatives sans but Lucratifs et ouvertes à tous sont les garantes de notre gestion et de nos décisions.

Les besoins de trésorerie de JAPPOO sont estimés à 10.900 € sur les deux prochaines années, après quoi le projet global pourra atteindre une autonomie grâce aux ventes de produits de la ferme (légumes, viande, œufs, volailles, accueil : logement et restauration)

5 – Grâce aux personnes volontaires déterminés et engagés dans ce combat

L’énergie déployée, pour réfléchir à un système d’organisation qui répond aux préoccupations des ruraux sénégalais, est un travail considérable. ALFANG et JAPPOO sont encore de petites associations, mais notre projet de formation agricole est plus avancé dans la réflexion et le mode opératoire que bons nombres d’organismes.

La volonté qui nous anime prend sa source dans une prise de conscience collective pour agir en faveur de la ruralité; Il n’y a plus de frontières, plus de pays quand on échange sur le problème de l’exode rural. Qu’on soit en France, au Sénégal ou ailleurs, nous ne pouvons pas parler de l’agriculture autrement que mondialement ! Le lait produit en excès ici est vendu en poudre de lait là-bas. L’arachide produite là-bas est vendue ici.

Les échanges, les rencontres, le savoir et le savoir-faire, sont autant de raisons qu’il est donné à JAPPOO et ALFANG pour continuer d’exister.